Whats New

Soro Guillaume, President de L'assemblee Nationale a New York

VISITE DE S.E.M. SORO KIGBAFORI GUILLAUME
PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

Le programme vous sera communiqué ici tous les jours


Lundi 3 décembre
10h30-11h00 : Briefing avec l’Ambassadeur Youssoufou Bamba
Lieu: Mission permanente de la Côte d’Ivoire -

Le reste du programme du jour suivant sera affiché chaque jour ici:

Samedi 8 décembre
15h00-17h00 : Rencontre avec la Diaspora
Lieu : Ivorian Community Center – 2340 Fifth Avenue (bet. 141 & 142 Streets), Harlem

Célébration du 52eme anniversaire de l'indépendance de Cote D'Ivoire à L'ONU

Rencontre President Ouattara - Conseil de Securité ONU

Abidjan – Les quinze membres du Conseil de sécurité de l’ONU, en visite à Abidjan, se disent “prêts à accompagner la Côte d’Ivoire” dans sa reconstruction, saluant “le courage et dignité” dont ont fait preuve les populations ivoiriennes pour sortir de la crise.   Au terme d’une rencontre, lundi, avec le président ivoirien, Alassane Ouattara, les membres du Conseil de sécurité, par la voix du Togolais Kojo Menan, ont affirmé qu’ils sont “prêts à accompagner les autorités ivoiriennes” dans la reconstruction du pays, indiquant avoir “constaté les efforts accomplis” par celles-ci, dans le cadre de la normalisation de la vie après la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011).   Les échanges entre la délégation onusienne et Alassane Ouattara, ont porté sur la paix, la sécurité et le développement, mais aussi sur les “défis importants” qui attendent la Côte d’Ivoire, notamment “la création d’une police et une gendarmerie démocratique, le désarmement des milices” encore armées, a souligné M. Menan.   ” Nous restons aux cotés des autorités ivoiriennes”, “nous sommes ici pour (leur) demander ce qu’elles attendent de nous”, a déclaré pour sa part, Gérard Araud (France), co-président de la délégation, saluant l’engagement du Président Ouattara “dans la reconstruction physique et morale” de son pays.   Il a également témoigné de “l’admiration (de l’ONU) pour les ivoiriens, qui ont su avec courage et dignité sortir de la crise”.   Le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, qui s’est dit “fier” de cette visite des membres du Conseil de sécurité en Côte d’Ivoire, a assuré de la détermination du gouvernement “à tout mettre en œuvre pour que la Côte d’Ivoire redevienne ce qu’elle était avant”.   Les 15 membres du Conseil de sécurité devront se rendre, mardi, à Guiglo et Zwedrou, deux localités dans l’ouest du pays, frontalières au Libéria, en vue de faire une idée (réelle) de la situation sécuritaire et humanitaire sur le terrain. La mission devrait quitter, Abidjan, dans la matinée, mercredi, à destination de Freetown, en Sierra Leone.

Déclaration de SEM Y. Bamba au Conseil de Securité

Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies

6761ème  séance

Opération des Nations  Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI)

DECLARATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR YOUSSOUFOU JOSEPH BAMBA AMBASSADEUR REPRESENTANT PERMANENT DE  LA REPUBLIQUE DE COTE D’IVOIRE AUPRES DES NATIONS UNIES

Seul le texte prononcé fait foi

New York, le 26 Avril 2012

 Madame la Présidente,

 Ma délégation voudrait exprimer ses félicitations au Comité des sanctions concernant la Côte d’Ivoire établi en vertu de la résolution 1572 (2004) et le Groupe d’experts y rattaché,  pour  le travail remarquable fait en six mois  dans le cadre de la production du rapport S/2011/642 soumis au Conseil.
 En réponse aux préoccupations mentionnées dans ledit rapport, ma délégation voudrait solennellement réaffirmer l’engagement sans faille du Président de la République de Côte d’Ivoire, S.E.M. Alassane OUATTARA, et du Gouvernement conduit par le Premier Ministre, S.E.M.  Jeannot KOUADIO AHOUSSOU, pour la pleine coopération et l’assistance des autorités ivoiriennes tant pour l’accès aux lieux et sources d’information que pour l’identification des violations éventuelles du régime des sanctions concernant la Côte d’Ivoire.

Madame la Présidente,

Permettez-moi de  faire état de quelque développements marquants qui ont eu lieu depuis l’adoption de la précédente résolution 1980 (2011) relative au régime des sanctions concernant la Côte d’Ivoire ;

1. Un an après l’adoption de la résolution 1980, le Président de la République, S.E.M. Alassane OUATTARA et le Gouvernement de la Côte d’Ivoire ont pris des dispositions en vue de ;

-          renforcer la sécurité dans le pays et  rétablir les institutions chargées de la sécurité et de l’état de droit,

-         Les déployer progressivement dans l’ensemble du pays,

-         et transférer les fonctions de maintien de l’ordre aux organismes compétents ;

2. La situation sécuritaire à Abidjan et dans l’ensemble du pays s’est nettement améliorée, mais des défis importants restent à surmonter, notamment,

-          les conflits fonciers et inter communautaires récurrents,

-          et la situation sécuritaire précaire dans l’Ouest du pays, en particulier dans la zone frontalière du Liberia ;

3. Tous  les agents de l’Etat  sont retournés à leur poste dans le nord du pays, y compris les Forces en charge de la Sécurité et de la Défense, le Corps préfectoral, les agents des régies financières,  les agents du Trésor public, des Impôts et des Douanes, permettant ainsi la restauration  de l’Autorité publique sur l’ensemble du territoire national ;

4. Des efforts financiers importants ont été consentis par l’Etat pour réhabiliter l’infrastructure routière nationale et procéder à la réalisation de nouvelles routes, de nouveaux ponts et de nouvelles voiries et réseaux divers ;

5. La réforme de la filière café-cacao a été réalisée, de même que la réforme du secteur mines et énergie, qui garantissent une plus grande transparence dans la gestion des ressources financières générées par ces secteurs importants de l’économie de la Côte d’Ivoire ;

6. Le train de la Réconciliation nationale est en marche, et le dialogue politique avec l’opposition s’amorce ; c’est le sens qu’il convient de conférer au déplacement  que  le Président de la République vient d’effectuer dans l’Ouest du pays, du 21 au 24 avril 2012,  et qui constitue sa toute première visite d’Etat à l’intérieur du Pays depuis son investiture en mai 2011.  En addition à cette démarche du Président de la République placée sous le sceau du dialogue, du pardon et de la réconciliation, le Gouvernement entamera les 27 et 28 avril prochain le dialogue avec l’ensemble des partis politiques de l’opposition en vue de renforcer la cohésion nationale.

7. La  nouvelle Assemblée Nationale née des élections législatives de décembre 2011 a ouvert hier, mercredi 25 avril 2012, sa première session ordinaire, et ce, conformément aux dispositions de la Constitution de  la Côte d’Ivoire.

 

8. Le Président de la République, S.E.M. Alassane OUATTARA, a pris la mesure de l’importance prioritaire que revêt le chantier de  la stabilisation de la situation sécuritaire.  Aussi, afin de marquer cet engagement et en vue d’accélérer les réformes indispensables dans les domaines de la sécurité, le Président de la République assume  désormais la fonction de Ministre de la Défense dans le nouveau Gouvernement établi suite au remaniement ministériel du 13 mars 2012.

 

9. Ainsi, le Président de la République, Ministre de la Défense, a pris l’arrêté N° 002 du 06 avril 2012 portant création, attribution, composition et fonctionnement du Groupe de Travail sur la Réforme du Secteur de la Sécurité en abrégé GT-RSS. L’objectif assigné au  Groupe est ;

-          de mener des réflexions approfondies sur l’outil de défense et de sécurité sans oublier tous les secteurs impliqués dans la RSS,

-          de renforcer la coordination de toutes les activités des structures œuvrant dans le domaine de la RSS, à l’effet de formuler une politique nationale globale et cohérente de RSS,

-         et de trouver une réponse définitive aux problèmes liés au DDR,

Le GT-RSS doit déposer ses conclusions dans trois mois.

10. De même, une cellule de coordination interministérielle du suivi de l’embargo a été mise en place. L’institution de cette cellule  réaffirme le rôle charnière du Ministère des affaires Etrangères, et garantit le strict respect et la transparence des procédures à suivre ;

11.  En  ce qui se rapporte au processus de Kimberley, le retour de l’administration au niveau local et régional du Ministère des Mines et de l’énergie permet d’avoir une présence administrative représentant l’Autorité publique avec les moyens adéquats pour surveiller les activités minières sur l’ensemble du territoire national. Une telle évolution devrait faciliter la mise à disposition des informations nécessaires à la mise en place de la législation et accélérer l’adhésion de la Côte d’Ivoire  au processus de Kimberley ;

 Madame la Présidente,

Tel est le contexte dans lequel le Conseil vient d’adopter la résolution 2045(2012)             qui renouvelle pour une période d’une année  le régime des sanctions concernant la Côte d’Ivoire.

Ma délégation note que cette nouvelle résolution ;

-         Renouvelle le mandat du Groupe d’experts pour 12 mois, jusqu’au 30 avril 2013 ;

-         Reconnaît le besoin pressant dans lequel trouve le Gouvernement ivoirien d’entraîner et équiper ses forces de sécurité, et notamment de doter sa Police et sa Gendarmerie des armes et munitions nécessaires au maintien de l’ordre ;

-          Supprime l’embargo sur les formations et l’assistance technique ;

-         Assouplit les procédures dérogatoires pour les autorités ivoiriennes, en passant d’un système de demande  d’autorisation à celui de notification ;

-         Prévoit une réévaluation du dispositif dans 6 mois, notamment selon les progrès accomplis dans les domaines de la RSS et du DDR ;

-         Maintient les mesures actuelles sur les diamants bruts (dans l’attente des progrès qui seront réalisés avec le processus de Kimberley)

-          Et maintient les sanctions individuelles.

Ma délégation voudrait donc exprimer ici sa satisfaction et ses remerciements  aux membres du Conseil  pour avoir tenu compte des efforts fournis et des succès obtenus par mon pays  sur la voie du retour à la normalisation et à la stabilité  en Côte d’ivoire.

De l’avis de ma délégation, cette résolution traduit  un fort message d’encouragement du Conseil de sécurité à la Côte d’Ivoire à poursuivre ses efforts  en vue de surmonter les défis importants restant.

Le Président Alassane OUATTARA aura l’occasion d’exprimer aux membres du Conseil toute la gratitude du Peuple et du Gouvernement de la Côte d’Ivoire à la faveur de la prochaine visite de travail que le Conseil de sécurité effectuera en Côte d’Ivoire du 20 au 22 mai 2012

Madame la Présidente,

Comme je l’ai indiqué dans ma déclaration faite devant le Conseil le 26 janvier de cette année, la Côte d’Ivoire est disposée à assurer de nouveau son rôle de pôle sous régional de stabilité et de croissance, au service de la paix, de la sécurité, et de la coopération internationale.

Le Président Alassane OUATTARA, Président en exercice de la CEDEAO, est conscient de l’importance des responsabilités que lui ont confiées  ses pairs, et il entend donner  l’opportunité à la Côte d’Ivoire d’assumer la pleine mesure de cet engagement.

Au moment même où nous parlons, les Chefs d’Etats de la CEDEAO sont réunis à ABIDJAN dans le cadre d’un Sommet extraordinaire pour examiner la situation au Mali et en Guinée-Bissau. Des mesures importantes  sont attendues de ce sommet. Ces mesures  devront contribuer à résoudre définitivement les crises que connaissent ces deux pays frères,  en étroite coopération avec  l’Union Africaine, les Nations Unies,  la Communauté des Pays de Langue Portugaise (CPLP)  et  l’ensemble de la Communauté internationale.

 Madame la Présidente,

La sécurité et  la stabilité des pays de la sous-région ouest africaine  sont menacées par le terrorisme, la criminalité transnationale, le trafic d’armes, la circulation des armes légères et de petit calibre, la piraterie dans le golfe de Guinée et le trafic de drogues.

Ma délégation invite par conséquent les Nations Unies ainsi que l’ensemble de la communauté internationale à accroître son assistance aux projets de système de sécurité collective entrepris par les ensembles sous régionaux de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC),  en vue de mettre un terme à ces fléaux, et consacrer utilement les ressources disponibles pour l’atteinte des objectifs  de développement économique et social en faveur des populations.

 

Je vous remercie.

Sommet extraordinaire de la CEDEAO sur la crise au Mali et en Guinée- Bissau

ABIDJAN – Des chefs d`Etat de l`Afrique de l`Ouest ont lancé un avertissement aux juntes du Mali et de Guinée-Bissau, à l`ouverture jeudi à Abidjan d`un sommet extraordinaire consacré aux crises qui déstabilisent ces deux pays.  ”Notre réaction ferme et l`engagement de nos alliés sont plus que jamais vitaux pour que notre sous-région ne bascule dans le terrorisme et la criminalité transnationale. (…) La sécurité de l`Europe et des Etats-Unis commence désormais au Sahel et dans le Golfe de Guinée”, a alerté le président ivoirien Alassane Ouattara dans son discours d`ouverture.  Une dizaine de présidents, dont le chef d`Etat malien de transition Dioncounda Traoré, le Burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne, et le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz se sont réunis autour de M. Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l`Afrique de l`Ouest (Cédéao).  Le président de la commission de l`Union africaine, Jean Ping, assiste au sommet, de même que le ministre français de la Coopération Henri de Raincourt et des représentants de l`Union européenne, des Etats-Unis et de l`Algérie.  Le Mali est “dans une dynamique de transition” mais “l`autorité du pouvoir civil doit être renforcée et affirmée”, a déclaré M. Ouattara.  Le président de la commission de la Cédéao, Désiré Kadré Ouédraogo, est allé plus loin en dénonçant “les velléités de comportement autocratique des éléments de la junte”.  A la suite d`un accord conclu le 6 avril entre la Cédéao et les putschistes du 22 mars à Bamako, des autorités civiles de transition ont été installées, notamment un gouvernement formé mercredi et dirigé par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra.   “corridors humanitaires”   Mais le front anti-junte a appelé l`organisation ouest-africaine à veiller au retrait “effectif” des militaires qui ont montré qu`ils n`entendaient pas se laisser mettre hors-jeu.  Le président ivoirien a également indiqué que le sommet allait examiner les moyens d`ouvrir des “corridors humanitaires” vers le nord du Mali, qui manque de vivres et de médicaments.  Cette région est depuis environ un mois sous le contrôle de rebelles touareg et d`islamistes armés, notamment Al-Qaïda au maghreb islamique (Aqmi), contre lesquels la Cédéao a menacé menacé d`intervenir militairement en cas  d`échec du dialogue.  En Guinée-Bissau, “nous ne pouvons tolérer plus longtemps cette usurpation du pouvoir par la junte” après le coup d`Etat militaire du 12 avril, a averti M. Ouattara. Les putschistes doivent “se retirer” et une transition doit “rapidement” être mise en place, a-t-il souligné.  Des discussions en début de semaine à Bissau entre une mission ouest-africaine et la junte ont échoué, achoppant sur la question de la libération des anciens dirigeants détenus par l`armée, le président intérimaire Raimundo Pereira et l`ancien Premier ministre Carlos Gomes Junior, et sur le rétablissement des institutions renversées.  La Cédéao envisage d`envoyer une force de “stabilisation” dans ce pays abonné aux coups d`Etat et devenu une plaque tournante du trafic de drogue entre Amérique latine et Europe.  L`ONU, l`Union africaine et l`Union européenne ont exigé le retour à l`ordre constitutionnel et menacé les putschistes et leurs soutiens de sanctions.


Comments are closed.